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La spectrométrie IR-TF : un procédé incontournable pour le contrôle qualité du lait

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La spectrométrie IR-TF : un procédé incontournable pour le contrôle qualité du lait

Le contrôle qualité du lait est l’un des grands défis de toute la filière laitière. Les producteurs tout comme les industriels doivent commercialiser des produits sains conformes aux standards internationaux. Pour ce faire, ces professionnels usent de différentes méthodes d’analyse. Toutefois, la spectrométrie IR-FT (Fourier Transform InfraRed) séduit de plus en plus d’acteurs en raison de sa praticité et de sa fiabilité.

La spectrométrie IR-TF : le résultat de plusieurs années de recherches

La spectrométrie IR-TF est le fruit d’une épopée scientifique passionnante. Dès les années 30, il a été prouvé que les liaisons chimiques au sein d’une molécule organique absorbaient les rayons infrarouges à certaines longueurs d’onde. Plus tard, des chercheurs ont inventé le premier spectromètre à dispersion. Cet appareil permet d’obtenir un spectre IR en exposant l’échantillon à un rayonnement infrarouge. Après interprétation, les données spectacles livrent avec précision la composition du prélèvement. Malgré ce résultat encourageant, cette méthode ne répond pas aux besoins des acteurs de la filière laitière. Le dispositif peine à atteindre une vitesse supérieure à 2 analyses par heure. Pourtant, une laiterie ou une usine de transformation traite chaque jour des milliers de litres de lait.

Au début du XXIe siècle, des scientifiques ont résolu ce problème en intégrant un interféromètre à l’appareil. Grâce à cette idée ingénieuse, les spectromètres modernes peuvent analyser plus d’une centaine d’échantillons par heure. En effet, l’analyseur gagne en temps de traitement. L’exploitation de l’interférogramme obtenu de l’échantillon analysé est ensuite convertie en spectres, via l’utilisation de la transformée de Fourier, et interprété pour quantifier les composants chimiques présents. Aujourd’hui, les équipements employés réalisent ces calculs par eux-mêmes. De cette façon, l’utilisateur obtient les données spectrales en moins d’une minute. L’analyseur va encore interpréter ces informations pour livrer la composition exacte de l’échantillon. En somme, tout le processus est automatisé. Ce qui limite aussi les interventions humaines et améliore la fiabilité des résultats.

Les atouts de la spectrométrie IR-TF dans l’industrie laitière

La spectrométrie IR-TF est aujourd’hui devenue un des piliers du contrôle qualité du lait. Elle permet d’analyser finement la composition de la matière grasse et des substances d’origine protéique. Ainsi, les industriels se fient aux résultats obtenus pour se conformer aux normes sanitaires. Les autorités compétentes exigent, par exemple, que le lait entier contienne 35 g/L de matière grasse. Des critères bactériologiques entrent aussi en jeux. Voilà pourquoi les professionnels doivent également recourir au comptage des cellules somatiques. Aujourd’hui, il est possible de réaliser une analyse complète en se dotant d’un analyseur performant. Celui-ci réunit le plus souvent un spectromètre ainsi qu’un dispositif destiné à compter les leucocytes et les germes présents dans l’échantillon.

La spectrométrie IR-FT aide les industriels à optimiser leurs circuits de production. Les responsables feront bon usage de chaque litre de lait après avoir connu sa composition. Pour les éleveurs, cette méthode d’analyse livre de précieux indices sur la qualité génétique du troupeau et sur les techniques d’élevage employées. En exploitant au mieux les spectres IR, les producteurs parviendront à identifier leurs meilleures bêtes et à améliorer l’alimentation du bétail.