Il importe beaucoup de maintenir une bonne qualité de l’air en milieu professionnel. La productivité, le bien-être au bureau, mais surtout la santé des salariés en dépendent. En effet, il existe divers types de polluants pouvant affecter la pureté de l’air. Parmi les plus dangereux, on retrouve notamment les particules fines. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Quels sont les risques sanitaires pour les professionnels exposés à ces substances ? Et comment écarter les dangers ? Découvrez toutes les réponses dans ce qui suit.
Particules fines : définitions, sources et types
Les particules fines font partie des polluants affectant la qualité de l’air en milieu professionnel. Concrètement, il s’agit d’un mélange de gouttelettes d’eau et de particules solides qui restent en suspension dans l’air. Invisibles à l’œil nu, elles sont de l’ordre de micron (µm), pourtant l’exposition professionnelle aux particules fines présente un enjeu sanitaire considérable.
Ces particules peuvent être d’origine naturelle (ex. : éruption volcanique, décomposition de matières organiques, érosion du sol). En milieu professionnel, elles sont en revanche issues des processus industriels (ex. : combustion des déchets, découpe et soudage de matériau, vapeur industrielle).
À titre indicatif, les particules fines sont classées suivant leur taille. Par conséquent, on distingue :
- Les PM10 dont le diamètre est inférieur à 10 µm ;
- Les PM 2,5 avec un diamètre inférieur à 2,5 µm ;
- Les UPF ou PM 0,1 que l’on appelle également particules ultrafines possédant un diamètre inférieur à 0,1 µm.
Quels risques représentent ces particules fines pour la santé des professionnels ?
La concentration de l’air intérieur en particules fines est particulièrement élevée dans les zones professionnelles et industrielles. Comme vu plus haut, elles se présentent sous la forme de poussières très fines qui ne sont visibles qu’au microscope. En les inhalant, les professionnels mettent donc en péril leur santé.
Même à de faibles quantités, l’exposition professionnelle aux particules fines peut entrainer des gênes respiratoires. Les premiers symptômes sont souvent la toux, les inflammations ou encore l’essoufflement. Sur le long terme, par contre, ces substances peuvent affecter progressivement divers systèmes du corps et entrainer de graves problèmes de santé comme l’asthme, l’hypertension artérielle, le diabète, la démence et même le cancer du poumon.
Pour prévenir les risques, il est crucial de prendre les mesures adéquates pour garantir la bonne qualité de l’air dans les locaux professionnels. Pour cela, l’intervention d’un spécialiste du domaine est vivement recommandée.
Particules fines en milieu professionnel : quelles solutions envisager pour écarter les dangers ?
Les entreprises ont l’obligation de garantir de bonnes conditions de travail à leurs salariés, et cela passe notamment par la mise en place d’un environnement sain, où la qualité de l’air est optimale. En effet, un air intérieur de mauvaise qualité peut affecter non seulement le confort des employés, mais également leur santé et leur productivité. Parmi les principaux dangers présents dans l’air des locaux professionnels, on retrouve les particules fines (PM10 et PM2,5). Ces particules, issues des activités professionnelles, des équipements comme les imprimantes ou les systèmes de chauffage, mais aussi de la pollution extérieure, constituent un risque sérieux pour la santé. Une exposition prolongée peut provoquer des troubles respiratoires, des irritations des voies respiratoires ou des yeux, une fatigue chronique et, à long terme, le développement de pathologies plus graves telles que des maladies pulmonaires ou cardiovasculaires.
Pour limiter ces dangers, il est indispensable de mettre en place une stratégie globale de prévention. L’aération régulière constitue la solution la plus simple, mais lorsque celle-ci n’est pas possible, il convient d’installer des systèmes de ventilation performants et des purificateurs d’air dotés de filtres adaptés. La réduction des sources internes de pollution, l’entretien des équipements, la sensibilisation des employés et, si nécessaire, le recours à des équipements de protection individuelle complètent ces mesures.